Face à la maladie d'Alzheimer, pourquoi consulter ?
Là où les tourments, les traumatismes, les conflits intérieurs, les souffrances sont difficiles à évoquer à travers les mots, chaque personne qui pousse la porte de l'Inattendu peut s'exprimer, en silence et en toute confidentialité, par sa propre créativité artistique.
Les personnes en soin (1)
- Le besoin d’exister autrement — trouver un espace où la mémoire n’est pas ce qui compte
- La conscience de soi qui vacille — ces moments où l’on sent qu’on échappe à soi-même
- La peur du regard des autres — la honte parfois, le retrait social, l’isolement qui s’installent
- L’enfermement dans le présent — source d’angoisse
Les proches aidants
- L’effacement de soi — avoir mis sa propre vie entre parenthèses
- Le deuil blanc — être confronté au deuil de la relation telle qu’elle existait, des projets, de la vie d’avant
- L’épuisement de l’hypervigilance — être constamment en alerte, ne plus dormir, ne plus penser à soi
- La culpabilité — de s’énerver, de ne pas en faire assez, d’avoir des pensées inavouables
- La solitude du rôle — être seul à porter, incompris de l’entourage
- La perte de la relation — ne plus être reconnu, ne plus retrouver la personne qu’on aimait
- La colère enfouie — contre la maladie, contre la vie
- Les responsabilités souvent lourdes — portées naturellement par les enfants et les adolescents sans qu’ils soient conscients qu’ils sont des aidants
Les professionnels de santé
- Le sentiment d’impuissance — face à une maladie qui avance malgré tout
- La vocation atteinte, la perte de sens – quand les conditions de travail empêchent d’être soignant comme on le voudrait
- La confrontation à la perte répétée — sans avoir le temps de faire le deuil
- L’usure – cette fatigue profonde quand on donne de trop
Dans tous ces cas, l’art-thérapie ne cherche pas à effacer ce que vous traversez. Elle vous offre un espace pour le poser, le toucher autrement, lui donner une forme — et parfois, respirer.
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Des personnes en soin s’expriment :
« Voilà c’est fait, on peut partir en voyage madame. Mon bateau est prêt. Avant, il était cassé maintenant il n’est plus cassé[…]. Et ce petit bout, il est tout seul. Il pleure le pauvre chéri. Pourquoi tu pleures ? Regarde, je vais te mettre là. Tu vas être bien ». « Madame regardez, j’ai trouvé sa place, ça y est. Il ne pleure plus ». « Regardez le beau bateau, il est superbe, il est parti loin, très loin […]. J’ai appris une chose, on peut pleurer, ça fait pas de mal, on pleure […], c’est comme ça ! ». Résidente en Ehpad
« C’est fou qu’avec un petit bout de papier, on devient une artiste ! ». Résidente en Ehpad
Des soignants en Ehpad s'expriment :
(1) En France, le nombre de personnes malades atteintes est de 1,4 million en 2025 (source France Alzheimer).
